À propos

Ce blog, en quelques mots

Ici, je parle de joaillerie et de bijouterie sans célébration des grandes maisons. Pas de communiqués recopiés, pas de classement des montres à acquérir avant trente ans. Je m’adresse à celles et ceux qui s’apprêtent à acheter, à hériter ou à vendre un bijou, et qui veulent des repères techniques fiables : poinçons, métaux, sertissages, gemmes, conditions d’authentification. Le ton est posé, parfois sec, jamais publicitaire.

L’histoire : un blog né en 2026

Ce blog est né en 2026 par lassitude. La presse joaillerie française, en ligne ou papier, recopie les mêmes dossiers : grandes maisons, défilés haute joaillerie, palmarès des montres connectées. Très peu d’articles expliquent le concret, le quotidien d’un commissaire-priseur, le travail d’un sertisseur, la lecture d’un certificat gemmologique. Le déclic est venu lors d’une visite chez un commissaire-priseur lyonnais qui m’a montré, sur une même journée, douze bagues présentées comme anciennes : six sortaient de magasins de centre commercial avec un poinçon flou, parfois absent. Aucune n’avait été vérifiée par les vendeurs initiaux. J’ai compris qu’il manquait un blog français qui parle technique sans complaisance, qui croise les sources et qui assume une ligne critique. Ce site répond à ce manque.

Qui je suis

Clotilde Mercier, trente-deux ans, originaire de Saint-Étienne et installée à Lyon depuis sept ans. Après une licence d’histoire de l’art à Lyon 2 et un mémoire sur l’orfèvrerie liturgique du XIXe siècle, j’ai bifurqué vers la gemmologie via un Brevet de Technicien Métiers de la Bijouterie obtenu à distance, doublé de stages chez deux ateliers de la Croix-Rousse. Je ne fabrique pas de bijoux, je ne vends rien : je documente, je relis, je vérifie. Sur mes temps libres, je traîne dans les ventes aux enchères de la salle Estampille et je tiens un carnet à grain serré où je note chaque pièce intéressante. Je lis l’allemand pour suivre la presse spécialisée de Pforzheim, capitale historique de la bijouterie en or, et j’ai noué des liens avec deux artisanes locales qui acceptent de relire mes brouillons.

Ma vision

La joaillerie française se laisse contaminer par les codes du e-commerce mode. Drops mensuels, collections capsules sur fond de vidéos TikTok, prix dits accessibles qui dissimulent du laiton plaqué : la matière disparait derrière la communication. Ma position est nette. Un bijou n’a aucune valeur si son poinçon est faussé, si sa pierre n’est pas tracée, si son atelier de fabrication reste opaque. Le diamant de laboratoire, lui, mérite d’être défendu : sa structure cristalline est identique au naturel, son extraction ne ravage pas un sol africain, et la résistance de la filière diamantaire à le reconnaître relève davantage du lobbying que de la gemmologie. Ce blog assume cette position. Il défend aussi le juste prix de la main-d’œuvre française, lentement remplacée par des sous-traitances thaïes ou turques.

Mes valeurs

Vérification croisée : chaque chiffre, chaque pourcentage et chaque appellation gemmologique est confirmé par au moins deux sources distinctes (publications GIA, registres de poinçons, manuels d’orfèvrerie), citées en note de bas d’article pour permettre la relecture critique. Refus du marketing : aucun article sponsorisé, aucun lien d’affiliation vers une marque de bijouterie, aucun cadeau accepté en pierres ou en métal précieux, pour préserver la liberté de signaler un produit défaillant ou une politique opaque. Traçabilité matière : pour chaque bijou présenté, j’indique poinçon, titre du métal, poids du métal précieux, provenance de la pierre quand elle est connue, et nature du sertissage, plutôt que la prose commerciale fournie par le vendeur ou par le service presse de la marque.

On se retrouve ?

Les articles sont publiés au rythme des lectures et des entretiens. Pour suivre, parcourez les catégories, abonnez-vous au flux RSS si l’outil vous parle encore, ou écrivez par mail. Les retours utiles, même critiques, trouvent toujours une réponse posée.

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